Frédéric Monceau, d'un art à un autre Portrait / by Frederic Monceau

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Du Lot-et-Garonne à la capitale, Frédéric Monceau incarne un peu le rêve américain mais à la française. Pas très attaché aux institutions, le photographe a pourtant su se déraciner de l'Albret natal pour parcourir le monde avec son appareil photo.

Frédéric Monceau, il vagabonde. Originaire de Lavardac, il immortalise les visages et les postures à travers son troisième œil, cet objectif braqué à la recherche des émotions. Il n'a jamais vraiment voulu être dans la technique ou la perfection. Ce qu'il recherche à travers son travail, c'est avant tout d'exprimer quelque chose à travers une expression, un sourire, un regard…

Pourtant, la photographie n'a jamais vraiment été sa première vocation. Cette passion s'est immiscée dans sa vie au fil du temps. «Je faisais mes études dans une école de commerce et j'avais un appareil pour le fun, un peu comme tout le monde prend des photos. Et puis ça me permettait de gagner un peu d'argent». La logique aurait voulu qu'il termine ses études et qu'il trouve un job dans les bureaux. Mais de fil en aiguille, Frédéric se fait sa petite réputation jusqu'au jour où il décide de se lancer complètement dans cet univers. «Pour moi, la photo, c'est surtout un outil d'expression, un moyen de raconter des histoires». Et des histoires, il en raconte sans arrêt, tout en construisant la sienne. L'appareil dans le sac, l'artiste finit par rejoindre Paname où il publie pour les plus grands magazines de mode.

Question d'ambition. Constamment en quête de renouveau. Frédéric touche à tout et flirte avec tous les arts. Il vogue du stylo à l'appareil photo pour aujourd'hui se lancer dans le cinéma. Parti de rien, Monceau est aujourd'hui un nom qui a sa résonance. Sans se qualifier d'autodidacte, il préfère dire qu'il a été «l'éponge» des gens autour de lui. Bientôt, il gravite autour de personnalités dont les rencontres lui tiennent à cœur, notamment la journaliste Françoise Smadja, créatrice du festival «Des livres des stars», ou l'actrice parisienne Novaé Lita, celle qu'il considère comme sa muse.

Francisco Lachowski, Irina Shayk ou encore Charlotte Gainsbourg… Autant de visages qui apparaissent à ses côtés sur son compte Instagram, vitrine de ses clichés où il affiche près de 50 000 abonnés au compteur. Mais la photo est un moment figé. Un instantané qu'il a envie de bousculer. «Ça fait maintenant cinq ans que je suis là-dedans et je ne pense pas être arrivé au bout, mais la photo, c'est quelque chose d'arrêté. Avec la vidéo, je peux raconter les choses différemment». Son court-métrage «Je suis mon illusion» est d'ailleurs en compétition pour le Nikon Film Festival. Mais Frédéric ne veut pas s'arrêter là. Il renoue à présent avec sa plume pour l'écriture de son propre scénario «Incontrôlable» et travaille actuellement avec un réalisateur sur un projet de long-métrage qui devrait s'affirmer sur les toiles en 2019. N.E

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